19/02/2007

si proche et puis fin

comprimé de sang

 

Minuit passé. Trois heures devant un film. "Nos plus belles années". C'est pas fini. La suite demain. J'aime pas regarder en deux temps. Mais six heures. C'est trop. Maintenant. Présent. Besoin d'une douche. Trop tard. Me sens sale. Souillée. Pas de raison. Jamais de raison. Ne plus avoir peur. Une peur sans raison. Je vois mes mains. Je vois la maladie. Elle me ronge. Et eux ils voient pas. Ils sont aveugles. Ils ne me regardent pas. J'attire pas l'attention. Et la mort me bouffe. Petit à petit. Je me fuis. Je fuis mon corps. Echapper aux souffrances. M'être un terme à la douleur. Je veux essayer de faire passer le temps. Ne plus avoir les yeux fixés sur l'horloge. Les minutes. Les heures. Les dernières. Le sang qui coule. De partout. Anonçant la fin. Proche. Si proche. Et je refuse de guérir. De prendre encore un comprimé. Merde. Je leur dis merde. A ces cons de médocs. Ils me tuent plus encore. Une maladie. Sans nom. Ou peut-être. Je veux pas savoir. L'illégalité. Et la mort. Si proche et puis fin.

01:06 Écrit par un petit ange triste dans abstrait | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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